Pourtant la vie a une pensée pour chacune, chacun de vous.

Notre association Pourtant la vie a une pensée pour chacune, chacun de vous, confinés au domicile, travaillant dans des conditions difficiles… épuisés, voire malades …

En cette période où les rencontres physiques sont  très limitées, ou  au contraire, où le confinement nous enferme ensemble,  la solitude dont nous avons tous besoin manque ou devient excessive, et pour ceux qui sont seuls, le sentiment d’isolement est accru.

Le souci de ses proches, de ses collègues, des personnes habituellement accompagnées, peut peser lourd.

L’épreuve du deuil  peut être vécue de façon plus douloureuse encore…

Nous avons proposé aux membres du  groupe de partages sur l’accompagnement qui n’a pu se réunir le 19 mars de partager par messagerie quelques mots sur le thème du « cheminement » qui était choisi pour cette réunion.

Nous ouvrons cette possibilité à tous.

Vous pouvez envoyer votre réflexion sur le cheminement, sujet toujours actuel au propre comme au figuré … sur cette page, dans les commentaires ou par mail à cette adresse pourtantlavie@gmail.com.

Nous en ferons comme disait l’amie Claude lors de notre dernière journée interprofessionnelle,  un florilège qui sera placé ensuite sur notre site (en respectant l’anonymat sauf demande contraire de votre part).

Pour les personnes endeuillées nos rendez-vous sont malheureusement tous reportés, mais nos bénévoles restent à l’écoute par téléphone : 07 81 74 55 10 et  sont joignables par mail.

Prenez soin de vous et des autres, bon courage, à bientôt !

Commentaire (4)

  • Anne-Marie P.| 31 mars 2020

    —- le cheminement suppose une progression lente et régulière, car le parcours à effectuer sera long.
    Ecoutant un guide de randonnée, ces jours-ci, son 1er conseil était : ne pas partir vite, surtout ». Ce qui, dans un temps de deuil pourrait se manifester par une hyper-activité…
    Le rythme, -son rythme- à trouver est essentiel dans l’après – la mort d’un proche. Prendre du temps pour soi, pour se remémorer ce qui fut partagé avec la personne partie, autant les bons que les moins bons moments, quelles qu’en soient les raisons et circonstances, semble important afin de ne basculer, ni dans l’idéalisation du disparu(e), ni dans le rejet, ni dans l’évitement, ni dans l’oubli. Après avoir assuré ses pas auprès de la consolation, – celle que l’on puise en Soi, et/ou celle que les autres nous apportent, d’où l’importance d’une réflexion sur nos liens, – il va falloir poursuivre sur le tronçon de l’acceptation de l’Absence, du Manque, du « jamais plus »..
    Nous sommes peu instruits et éduqués, peu habitués à un tel renoncement : celui du voyage sans retour. Cela s’appelle faire face au réel, et il a l’impact d’un broyeur. ..Pourtant, nous le savons que nous sommes mortels. Oui, mais voilà, savoir et percevoir se situent sur 2 berges différenciées que nous ne voulons pas véritablement envisager. C’est humain, c’est normal, c’est notre quotidien, notre façon d’être vivants. Ces jours-ci si pesants à cause du Covid 19, une chaîne de TV affiche « nation apprenante ». Que pourrions-nous vraiment apprendre ??, au point que cela nous ferait emprunter d’autres voies…
    Nous disposons de temps, cette fois, pour nous poser cette question, en ce mois -aride- de mars 2020. C’est de notre responsabilité… Chaque pas se choisit, s’évalue, s’apprécie, et le chemin de l’humilité pourrait être une « valeur-sûre », sinon refuge afin de débusquer quelque source de Sagesse…Seulement cette pratique est ardue, et ne figure dans aucun…guide ! Peut-être un livre pour s’aider, dont le titre m’a arrêtée : « Au bonheur des morts » de Vinciane Despret, philosophe des sciences, belge, exerçant à l’université de Liège. Un bref extrait : comment « les morts entrent dans la vie des vivants », mais aussi, « comment les vivants se rendent capables d’accueillir la présence des défunts ».
    L’auteure évoque « l’une de ses amies qui porte les chaussures de sa grand-mère afin qu’elle continue d’arpenter le monde »..!
    Quel beau témoignage et exemple de cheminement, au propre comme au figuré… Un lien symbolique sublimé entre petite-fille et grand-mère…. Restons vivants AVEC nos morts… Mon viatique…; pour me mettre en route…

  • Béatrysse| 29 mars 2020

    Le chemin est un diamant, une pierre précieuse qui nous éclabousse et parfois nous aveugle par l’intensité et la puissance de son rayonnement ; parfois la lumière se fait plus douce, nous retrouvons alors une certaine forme de sérénité.

    Tous pèlerins sur le diamant insaisissable de la spiritualité, nous cheminons ensemble en direction d’un devenir qui parfois nous échappe mais qui nous appartient.

  • Claude| 27 mars 2020

    Le cheminement, est-il lié à l’espace et au temps ? Sommes-nous sur le bon chemin et au bout de ce chemin sommes-nous prêt à franchir la porte de l’inconnu. Devons-nous être dans l’instant T sachant que le simple mouvement nous emmène déjà ailleurs.
    Il y a le cheminement de la pensée, de l’esprit. La lenteur souvent exaspérante du cheminement peut en désespérer plus d’un.
    Cette pensée met beaucoup de temps à admettre ce cheminement et pourtant il faut toute une vie pour en retirer le « miel », pour admettre enfin que nous sommes un tout palpable et impalpable. Ce cheminement est la clé de notre devenir et nous relie toutes et tous en tout humilité et fraternité vers une compréhension plus fine de notre vie et de notre mort.

  • Brigitte| 27 mars 2020

    Oh le chemin n’est pas toujours droit ni aisé, il est le plus souvent tortueux, semé d’embûches, il grimpe trop et nous essouffle, puis dévale d’un coup et peut nous faire chuter. Il bifurque souvent, on ne sait quelle direction prendre et on avance, on chemine ! parfois au petit bonheur la chance, on se perd, on désespère… quelle ligne d’horizon ? La voyons-nous ? Que cherchons-nous ? Quelqu’un a dit « le but c’est le chemin », alors peut-être s’agit-il de patience, s’agit-il de confiance, s’agit-il d’attention à l’instant … ?
    Cheminer… un pas après l’autre, souvent laborieusement et sans visibilité… sur un chemin d’humilité puisque sur le sol, d’humanité car c’est notre lot, et de fraternité car nous ne sommes en vérité jamais seuls, un tel nous tendra la main dans un passage difficile, une autre fois c’est nous qui la tendrons …
    Finalement il est beau de cheminer …

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