{"id":104,"date":"2006-09-12T20:49:25","date_gmt":"2006-09-12T20:49:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/?p=104"},"modified":"2018-06-28T09:59:10","modified_gmt":"2018-06-28T09:59:10","slug":"limplication-personnelle-du-soignant-dans-la-relation-de-soin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/limplication-personnelle-du-soignant-dans-la-relation-de-soin\/","title":{"rendered":"L\u2019implication personnelle du soignant dans la relation de soin."},"content":{"rendered":"<table style=\"broder: 0px; width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"text-align: left;\">Pour d\u00e9finir ce que l\u2019on entend par l\u2019implication du soignant, on peut dire que s\u2019impliquer dans la relation de soin, c\u2019est <strong>s\u2019engager<\/strong>, <strong>se rendre responsable<\/strong> de la prise en charge de la souffrance <strong>d\u2019un autre fragile<\/strong>, <strong>malade<\/strong> ; c\u2019est y mettre de <strong>l\u2019\u00e9nergie<\/strong>, y consacrer du <strong>temps<\/strong>, de <strong>l\u2019attention<\/strong>\u2026 de soi en fait, <strong>y mettre de soi<\/strong>, du sien comme on dit. <strong>Avoir foi<\/strong> en ce qu\u2019on fait, travailler avec tout <strong>son coeur<\/strong> et<strong> pas seulement avec son savoir<\/strong> ou toutes ses comp\u00e9tences car <strong>le vivant n\u2019est pas technique<\/strong>, <strong>l\u2019humain pas m\u00e9canique,<\/strong> pas plus que la souffrance et la maladie. C\u2019est du sensible, de l\u2019\u00e9motion, du corps aussi bien s\u00fbr, mais pas seulement.<br \/>\nLe soignant le ressent bien, il le sait et travaille avec. Avec les \u00e9motions que lui communique le patient, avec les siennes \u00e9veill\u00e9es \u00e0 ce contact. Avec les deux, dans un <strong>\u00e9change<\/strong> toujours rempli d\u2019\u00e9motions, de tensions, d\u2019espoirs et de peurs.Et tant mieux. De nombreux autres chercheurs (Damasio) ont montr\u00e9 comment <strong>les \u00e9motions pilotent l&rsquo;intelligence conceptuelle<\/strong>. Clairement, si l&rsquo;on veut des soignants performants, qui prennent les d\u00e9cisions les plus intelligentes, efficaces, adapt\u00e9es, il faut qu&rsquo;ils se servent de leurs \u00e9motions. \u00c0 l&rsquo;image de tous les autres grands professionnels, artistes comme sportifs, qui ne sont capables des performances les plus extraordinaires que dans des situations o\u00f9 les \u00e9motions les portent.<\/p>\n<p><strong>L\u2019empathie<\/strong> \u00e9prouv\u00e9e pour le patient conduit le soignant sur le terrain commun de l&rsquo;individualit\u00e9 et d&rsquo;une <strong>condition humaine partag\u00e9e<\/strong>. Il s&rsquo;investit en tant qu&rsquo;\u00eatre humain et non pas seulement en tant que technicien de la sant\u00e9 en prise avec un corps malade. Une autre forme de relation se cr\u00e9e, qui engage le soignant au-del\u00e0 de sa fonction initiale et l&rsquo;expose en tant que <strong>personne<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;empathie est une v\u00e9ritable source de connaissances pour les soignants<\/strong>, qui ne provient pas seulement de <strong>l&rsquo;observation de l&rsquo;autre<\/strong>, mais de <strong>l&rsquo;observation de soi<\/strong>, de ce que l&rsquo;on ressent, de ce que l\u2019on \u00e9prouve face \u00e0 l&rsquo;autre. Nous sommes des \u00eatres sensibles : c&rsquo;est-\u00e0-dire que les \u00e9motions de l&rsquo;autre provoquent en nous des \u00e9motions. Lorsque nous ressentons en lien avec une autre personne du plaisir ou de la peine, de l&rsquo;enthousiasme ou du d\u00e9couragement, ces \u00e9motions nous donnent des informations sur nous-m\u00eames, aussi bien que sur la relation et sur l&rsquo;autre (qu&rsquo;y a-t-il qui provoque notre \u00e9motion, \u00e0 ce moment-l\u00e0, avec cette personne-l\u00e0 ?).<\/p>\n<p>Le revers de cette implication est <strong>le risque li\u00e9 au manque de distanciation<\/strong> et de <strong>fusion<\/strong> qui en d\u00e9coule. D\u00e9finie autant comme un outil que comme une qualit\u00e9 indispensable au soignant, l&#8217;empathie, dans le sens de partage des \u00e9motions, induit cette relation de proximit\u00e9 \u00e9motionnelle <strong>dans une situation et un temps donn\u00e9<\/strong> : <strong>ceux du soin<\/strong>. Si l&rsquo;engagement du soignant est n\u00e9cessaire, le contr\u00f4le de la charge \u00e9motionnelle de la relation th\u00e9rapeutique lui est aussi d\u00e9volu.<br \/>\n<!--more--><br \/>\nL&rsquo;importance de se situer dans cet \u00e9change que constitue la relation th\u00e9rapeutique implique donc, pour les professionnels de sant\u00e9, de trouver <strong>un compromis d\u00e9licat entre proximit\u00e9 et strat\u00e9gies de distanciation<\/strong> par rapport au malade. D\u00e8s lors, la tentation est grande de consid\u00e9rer avant tout le patient \u00e0 travers sa sp\u00e9cificit\u00e9 clinique, sa pathologie, d\u2019autant plus que les nouvelles techniques de traitement imposent de plus en plus le recours \u00e0 la technologie aux d\u00e9pens de la relation humaine.<\/p>\n<p>D&rsquo;apr\u00e8s diff\u00e9rentes \u00e9tudes 18 \u00e0 45 % des infirmi\u00e8res fran\u00e7aises ont un niveau \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;\u00e9puisement professionnel. Dans certains centres de soins, pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des soignants seraient donc atteints de burn-out, le syndrome d\u2019\u00e9puisement professionnel des soignants.<\/p>\n<p>Le <strong>burn-out<\/strong> peut \u00eatre compris comme <strong>l\u2019effet d&rsquo;une rupture entre le conscient, l&rsquo;intellect, et l&rsquo;\u00e9motionnel<\/strong> : le soignant essaie de prendre de la distance, alors qu&rsquo;il travaille au corps \u00e0 corps, il n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;aimer, d&rsquo;\u00eatre touch\u00e9, alors qu&rsquo;il touche, il doit rester distant alors que le malade lui demande de la tendresse. Les frustrations et tensions ainsi associ\u00e9es \u00e0 la pratique expliquent le burn-out intervenant donc comme un <strong>m\u00e9canisme de d\u00e9fense<\/strong>.<\/p>\n<p>Il provoque \u00ab\u00a0perte d&#8217;empathie\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0difficult\u00e9 de reconna\u00eetre la personne chez l&rsquo;autre\u00a0\u00bb. Elle est marqu\u00e9e par \u00ab\u00a0un d\u00e9tachement, une s\u00e9cheresse relationnelle s&rsquo;apparentant au cynisme et d\u00e9shumanise la relation. Le malade est plus consid\u00e9r\u00e9 comme un objet, une chose, qu&rsquo;une personne. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un cas, d&rsquo;un num\u00e9ro de chambre. La personne peut \u00eatre r\u00e9duite \u00e0 l&rsquo;organe malade. <strong>L&rsquo;individu est en quelque sorte r\u00e9ifi\u00e9<\/strong>. Il s&rsquo;agit l\u00e0 d&rsquo;une mise \u00e0 distance de l&rsquo;autre qui va \u00eatre stigmatis\u00e9 par des petits signes qui souvent n&rsquo;apparaissent qu&rsquo;\u00e0 un observateur \u00e9tranger \u00e0 la situation ou externe au service. C&rsquo;est parfois une description tellement \u00ab\u00a0scientifique\u00a0\u00bb du corps malade que l&rsquo;analyse des diff\u00e9rents organes malades ne rend plus compte de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 de la personne. Les propos d\u00e9shumanisent le malade ; on soigne l&rsquo;organe avant l&rsquo;homme.\u00a0\u00bb C\u2019est un <strong>\u00e9chec du soin dans sa dimension humaine<\/strong>, une perte du principe d\u2019humanit\u00e9 qui fonde l\u2019\u00e9thique du soin.<\/p>\n<p>La voie semble donc s&rsquo;ouvrir : pour \u00e9viter les \u00e9cueils li\u00e9s \u00e0 une fonction difficile (le soin), il faut <strong>apprendre \u00e0 utiliser ses \u00e9motions comme une force<\/strong>, comme ce qui nous permet de mieux comprendre, de mieux prendre soin, et <strong>non les craindre comme ce qui risque de nous<\/strong><br \/>\n<strong> d\u00e9truire.<\/strong><\/p>\n<p>Les situations de maladie grave, de fin de vie, de deuil, interrogent de fa\u00e7on imp\u00e9rieuse tous les soignants qui y sont confront\u00e9s sur leurs savoirs, leurs croyances, leurs syst\u00e8mes de valeurs, leurs mani\u00e8res d&rsquo;\u00eatre avec autrui.<\/p>\n<p>Ils ont besoin, plus encore que d&rsquo;habitude, de se donner des <strong>rep\u00e8res solides<\/strong>, c&rsquo;est-\u00e0-dire des r\u00e9f\u00e9rences qui leur servent \u00e0 la fois <strong>\u00e0 r\u00e9gler leurs conduites<\/strong> et \u00e0 <strong>se prot\u00e9ger<\/strong> contre l&rsquo;angoisse qu&rsquo;ils \u00e9prouvent et les agressions qu&rsquo;ils subissent.<\/p>\n<p><strong> S\u2019engager dans des activit\u00e9s \u00e0 vis\u00e9e r\u00e9flexive ou \u00e9ducatives (Formations, Groupes de paroles, Balint, Groupes d&rsquo;\u00e9change ou d&rsquo;analyse de l&rsquo;exp\u00e9rience, etc.) invitent les soignants \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 ce besoin.<\/strong> Elles sont con\u00e7ues comme des occasions d&rsquo;enrichir les connaissances, d&rsquo;am\u00e9liorer les pratiques, de pr\u00e9ciser les positions \u00e9thiques, d&rsquo;apaiser les charges \u00e9motionnelles, de contenir l&rsquo;angoisse.<\/p>\n<p>La mise en oeuvre des soins palliatifs comporte toujours une importante dimension affective : accompagnement d&rsquo;une \u00e9volution singuli\u00e8re ; \u00e9coute compr\u00e9hensive des enjeux, des \u00e9motions et des peurs du patient et de son entourage ; soutien psychologique ; aide \u00e0 la r\u00e9flexion, transmission de connaissances ou de techniques, etc.<\/p>\n<p><strong> Tout acte de soin est charg\u00e9 d\u2019affects.<\/strong><\/p>\n<p>Dans ce rapport de soin, tous les soignants sont r\u00e9guli\u00e8rement plac\u00e9s en position d&rsquo;\u00e9coute, de diagnostic, de conseil, d&rsquo;information. Ils <strong>transmettent du savoir et des normes<\/strong> de comportement, ils sont consultants et formateurs. Et ils <strong>ont eux-m\u00eames besoin de formation et de conseils, de verbaliser leurs exp\u00e9riences, d&rsquo;\u00e9changer<\/strong> avec des confr\u00e8res pour pouvoir agir, \u00e9voluer et supporter les souffrances qui leur sont adress\u00e9es.<\/p>\n<p>Tous ceux qui apprennent (qui se forment), qui demandent de l&rsquo;aide ou un conseil ont d\u00e9j\u00e0 une exp\u00e9rience, une histoire, des repr\u00e9sentations du monde, des pr\u00e9suppos\u00e9s sur le savoir \u00e0 acqu\u00e9rir et une image d&rsquo;eux-m\u00eames (toujours complexe, avec des aspects positifs et n\u00e9gatifs).<br \/>\nTout apport nouveau, tout effort de transmission ou de transformation, comme d&rsquo;ailleurs toute nouvelle exp\u00e9rience, seront donc re\u00e7us comme des compl\u00e9ments, des ajouts, des enrichissements de ces syst\u00e8mes de repr\u00e9sentations.<\/p>\n<p><strong> Tout apprentissage r\u00e9ussi est donc un remaniement, plus ou moins important, de structures cognitives et affectives d\u00e9j\u00e0 form\u00e9es.<\/strong> Or l&rsquo;exp\u00e9rience accumul\u00e9e fa\u00e7onne les attentes, elle fonctionne comme un filtre qui s\u00e9lectionne ou d\u00e9forme la nouveaut\u00e9 pour l&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 ce qui est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. Les apports ou exp\u00e9riences nouvelles sont ainsi raccord\u00e9s \u00e0 l&rsquo;exp\u00e9rience ant\u00e9rieure pour tenter de former un tout coh\u00e9rent. <strong>Pour \u00eatre bien dans sa pratique, ne pas \u00eatre victime de son implication ni en manquer, il importe de comprendre l&rsquo;origine et les caract\u00e9ristiques des incompr\u00e9hensions, des r\u00e9sistances ou des rationalisations, des refus ou des \u00e9vitements, et d&rsquo;en permettre l&rsquo;expression pour en accompagner l&rsquo;\u00e9volution.<\/strong><\/p>\n<p>En ce qui concerne la maladie, les soins, la m\u00e9decine, la vieillesse, la mort, la souffrance, il est clair que les repr\u00e9sentations, voire les fantasmes, sont fortement charg\u00e9s d&rsquo;affects et d&rsquo;inqui\u00e9tude, parfois d&rsquo;angoisse. <strong>Les m\u00e9canismes de d\u00e9fense peuvent \u00eatre tr\u00e8s puissants.<\/strong> N&rsquo;oublions pas qu&rsquo;ils sont indispensables \u00e0 la vie, mais qu&rsquo;ils peuvent devenir oppressants, sources de mal \u00eatre ou de dysfonctionnements. Il ne s&rsquo;agit donc ni de les brutaliser, ni de les ignorer, mais d&rsquo;en favoriser la reconnaissance pour contribuer \u00e0 les assouplir, \u00e0 les rendre moins pesants. Il s&rsquo;agit de permettre \u00e0 chacun d&rsquo;utiliser la situation <strong>de formation comme un moyen d&rsquo;accro\u00eetre ses comp\u00e9tences et de mettre en oeuvre le plus librement possible toutes les ressources de sa personnalit\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p>Ce travail pour soi, <strong>cette \u00e9coute soignante port\u00e9e \u00e0 soi-m\u00eame, d\u00e9veloppe la confiance en soi et renforce l\u2019implication en mettant aux travail les rep\u00e8res psychoaffectifs et relationnels<\/strong> : La conscience et l&rsquo;image de soi ; l&rsquo;identit\u00e9 personnelle et professionnelle. La mani\u00e8re dont nous entrons en relation avec les autres et la mani\u00e8re dont nous communiquons. Les gratifications recherch\u00e9es, les peurs, les angoisses. Nos mobiles, nos d\u00e9sirs, nos pulsions, nos inhibitions. Ce qui d\u00e9termine ou sous-tend nos \u00e9motions, nos sentiments, nos humeurs et se r\u00e9percute sur nos comportements.<\/p>\n<p>Ceci est particuli\u00e8rement vrai en ce qui concerne les professionnels des soins palliatifs. La fr\u00e9quentation de la maladie grave, de la souffrance et de la mort suppose des syst\u00e8mes de d\u00e9fense efficaces et souples que la formation peut contribuer \u00e0 enrichir et nuancer (aussi bien sur le plan intellectuel que psychologique ou organisationnel). Un rep\u00e9rage ad\u00e9quat est aussi un moyen de se prot\u00e9ger. Et la formation peut ainsi devenir, elle-m\u00eame, un lieu de r\u00e9confort et d\u2019implication valorisante.<\/p>\n<p>(Alain Bercovitz. Psychosociologue consultant au CentreFran\u00e7ois-Xavier Bagnoud \u2013 Paris)<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0On ne voit bien qu&rsquo;avec le coeur\u00a0\u00bb, disait le renard au petit prince, alors ne censurez pas votre sensibilit\u00e9. Respectez l\u00e0, \u00e9coutez l\u00e0 et soignez l\u00e0 aussi bien que vous le feriez pour d\u2019autres.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #993300;\"><strong>Intervention de Laurence Bastianelli<\/strong><\/span><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour d\u00e9finir ce que l\u2019on entend par l\u2019implication du soignant, on peut dire que s\u2019impliquer dans la relation de soin, c\u2019est s\u2019engager, se rendre responsable de la prise en charge [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-104","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-intervenants"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/104","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=104"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/104\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":162,"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/104\/revisions\/162"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=104"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=104"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.pourtantlavie.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=104"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}